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Toute l'actualité en continu avec l'OBS L’égalité des chances passe par une réforme profonde du lycée professionnel Toute l'actualité en continu avec l'OBS

72 % : c’est le taux d’élèves des filières du tertiaire en lycée professionnel issus de milieux sociaux considérés comme « très défavorisés ».

A l’approche de l’élection présidentielle, l’enjeu de l’équité des chances et de la lutte contre l’exclusion scolaire doit être un sujet central des débats.

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Depuis de nombreuses années, le lycée professionnel est devenu le symbole même des inégalités et de la ségrégation scolaire endémique au système français. Nés en 1985 d’une volonté de créer des filières dans lesquelles pourraient être appris des métiers concrets et des secteurs d’activité variés, les lycées professionnels arrivent dans le cadre d’une campagne portée par le ministre de l’Education Jean-Pierre Chevènement, qui donnait pour objectif que « 80 % d’une classe d’âge [accède] au niveau du baccalauréat ». Mais ces établissements, qui en théorie étaient censés assurer un métier aux jeunes qui choisissaient ces filières et qui concentrent aujourd’hui un tiers des élèves du secondaire, vont rapidement devenir une voie de garage subie pour les classes populaires.

Une machine de reproduction sociale

Les formations et les contenus pédagogiques proposés aux élèves de bac pro sont aujourd’hui bien loin de l’idéal que devait représenter le lycée professionnel, devant initialement offrir un enseignement spécialisé en parallèle d’un enseignement général, permettant la constitution d’un socle national dans l’optique d’une idée « d’égalité de savoir ».

La dernière réforme portée par Jean-Michel Blanquer confirme la volonté de la majorité de créer une rupture d’égalité, qui s’explique par une concurrence installée entre l’enseignement professionnel et l’apprentissage, l’organisation de ce dernier étant pilotée par les forces patronales du secteur privé, écartant de ce fait les corps intermédiaires de l’éducation des instances de décision.

Le lycée professionnel est devenu une machine de reproduction sociale, une chambre de production de main-d’œuvre.

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Des secteurs d’activité encore inexplorés

Dans un moment historique où s’accroissent les inégalités, s’aggrave la précarité, s’observent un peu plus chaque jour le dérèglement climatique et la fragilité sociale, nous devons porter, à la veille d’une élection décisive, une nouvelle ambition pour notre société et notre jeunesse, où l’émancipation et l’épanouissement des individus seront les maîtres-mots qui doivent notamment guider nos politiques éducatives. L’enseignement professionnel, dans cette volonté que nous, parlementaires de bords politiques différents, portons, peut-être un des moteurs de cette ambition, avec, par exemple, la création de nouvelles filières s’articulant sur les envies et ambitions des élèves d’abord.

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Nous appelons donc à l’ouverture d’une vraie et grande concertation pour une réforme du lycée professionnel, comme cela a été le cas pour l’enseignement général et technologique. Un nombre important de secteurs d’activité sont encore inexplorés dans l’actuelle offre de formation. C’est pourquoi un travail doit être fait sur le renouvellement des filières, qui doivent avant tout permettre un épanouissement des élèves, souvent orientés à défaut. Nous appelons à ce que les discriminations qui mènent trop souvent des élèves dans des parcours précaires soient réellement combattues et que, quel que soit le ou la candidat.e élu.e en 2022, des mesures soient réellement prises pour que les choses changent enfin.

Les signataires :

Maïna Sage, députée Agir

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Michèle Victory, députée PS

Yves Daniel, député LREM

Aurélien Taché, député (non inscrit)

Emilie Cariou, députée (non inscrite)

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Delphine Bagarry, députée (non inscrite)

Michel Larive, député LFI