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Autotest, fermeture des classes : ce qui change à l’école ce lundi

1 Deux autotests par semaine pour les sixièmes

À partir de ce lundi, les élèves de sixième ont l’obligation de réaliser deux autotests chaque semaine. Ces dépistages devront être réalisés en famille. « On va donner une boîte de dix autotests valables pour cinq semaines », précise le ministre de l’Éducation nationale. « Les principaux de collège feront passer le mot aux parents ».

Les tests seront mis à disposition à partir de lundi. Jean-Michel Blanquer pense que « l’acceptation des tests » sera désormais plus grande chez les familles puisqu’elles voudront « que leur enfant continue d’aller à l’école ».

Ce nouveau dispositif permet aux sixièmes, qui ont pour la plupart moins de 12 ans, de se dépister, alors que la campagne de vaccination ne leur est pas ouverte en France et que le taux d’incidence pour cette tranche d’âges est très élevé.

2 Fin de la fermeture systématique des classes en primaire

À ce jour, 8 890 classes sont fermées en France, soit 1,7 % des classes et 180 000 familles concernées. « C’est beaucoup, il est important que ça n’aille pas trop loin », a confié Jean-Michel Blanquer.

Dès lors, à partir de ce lundi, un nouveau protocole est mis en place. En cas d’un cas de covid-19 dans la classe de primaire, l’ensemble des élèves seront testés. Ceux qui sont testés positifs devront s’isoler à leur domicile. Ceux qui sont testés négatifs pourront rester en classe. Jusqu’à présent, dès le moindre cas positif de Covid-19, toute la classe était fermée.

« Pour que ça marche, il faudra que tous les enfants soient testés. Aucun élève ne pourra retourner en classe s’il n’a pas de test négatif. Ce sont les équipes éducatives qui devront vérifier les tests fournis par les parents : ces tests ne relèvent pas du secret médical », a fait savoir le ministre.

Les tests seront à réaliser via des laboratoires qui se déplacent directement dans les écoles primaires ou par les parents, par exemple dans des pharmacies. Les tests seront gratuits.

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3 Les syndicats sont dubitatifs

« Ce dispositif peut être efficace et efficient avec un taux d’incidence très peu élevé, mais au vu du nombre de cas, c’est risqué, estime Guislaine David, secrétaire générale du principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, dans Les Échos. Un enfant qui sera testé négatif le jour de son test sera peut-être positif deux jours plus tard. C’est problématique ».

« On a échangé avec les collègues des départements-tests où a été menée l’expérimentation... Et les retours que l’on a eus, c’est que les laboratoires n’ont pas été capables de suivre », indique pour sa part Sabrina Manuel, enseignante en maternelle à Ploudalmézeau et secrétaire départementale SNUipp-FSU.

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