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Le politique haïtien se veut toujours le messie et non l’agneau immolé, dont Jerry Tardieu

Cap-Haitien, le 22 Novembre 2021

L’haïtien comme tout autre citoyen fait la politique, mais surtout pas avec les mêmes mobiles et objectifs, car la finalité de cette dernière est le bien-être collectif. Si le patriotisme semble le sang que pompe le cœur du politique étranger, pour celui de la première république nègre c’est profondément le contraire, donc il le prouve incessamment par sa gestion de res republica.

Depuis son implication active dans la politique avec sa velléité d’alors, la présidence, l’entrepreneur Jerry Tardieu ne cesse de se donner des leitmotivs question de trouver l’assentiment d’une fidèle majorité graduellement. De par son intelligence et son écoute des autres, le personnage précité a dû retarder son ambition présidentielle pour se porter candidat à la députation pour Pétion-Ville. Élu, ce calcul lui faisait l’un des hommes forts de la chambre basse à travers la commission spéciale sur les amendements de la constitution dont il était le président entre 2017 et 2019.

Ne pouvant se construire le capital désiré par le biais du travail parlementaire, l’ex député de la cité du démagogue Alexandre Pétion s’est vite réorienté avec le lancement de son mouvement politique ‘’ EN AVANT’’ en vue de recruter et de regrouper des milliers de gens à fin d’être partie prenante dans les négociations pour tenter à parvenir à son étanchement fonctionnel.

Comme parlementaire, le PDG de l’hôtel Royal Oasis Jerry Tardieu a essuyé un échec cuisant et n’a même pas pu aboutir à ses résultats, voire ceux de la chambre des députés qui a mis moyens et matériels à sa disposition pour la réalisation de l’exceptionnel travail pour lequel il a courtisé la présidence, les amendements de la loi mère. Ses attitudes lui campent un adulescent, il ne sait pas assumer ses responsabilités, il s’excuse en acculant ses pairs et l’exécutif au blocage du processus, or il le savait, le parlement est une assemblée hautement politique où de gros intérêts naissent, discutent, donnent, passent, terminent. Sans nul doute, il a été prodigue avec le budget de la susdite commission, c’est pourquoi un rapport du fond alloué à ladite commission n’a jamais été donné.

Son carriérisme lui dépasse, voulant tellement aider, il fait une approche concomitance de la question « je suis aidé, j’ai aidé », s’offre et s’aventure dans une bataille pour le droit de vote des haïtiens de la diaspora. Mh ! Pourquoi ne pas vouloir la jouissance pleine et entière des droits civils et politique de cette dernière ? Le droit de vote permet aux citoyens d’un État de voter pour exprimer leur volonté à l’occasion d’un scrutin, il pose un choix soit d’élire des gouvernants à but représentatif, soit de répondre à une question posée par la gouvernance sous forme de plébiscite au sens latin du terme ou de référendum. Son penchant pour le droit de vote de la diaspora n’est qu’intéressé, Jerry Tardieu cherche un électorat.

Pendant le lancement de son parti politique ‘’EN AVANT’’ à New York, l’ex président de la commission spéciale de la chambre des députés sur les amendements se veut le messie du pays sans avoir voulu être, pas même accidentellement, l’agneau immolé. Il étale, il expose, son plan de sauvetage pour l’éducation avec la taxe imposée par l’État, le $ 1.50 pour tout transfert vers Haïti. Cependant, comme député du peuple, il n’a même pas, dans son bilan, de par son attribution de légifération, proposé une loi à l’assemblée pour le secteur éducatif. Et voila qui maintenant avec sa bonhomie ragaillardie veut doter le pas de 10 lycées d’excellence, faire de la cantine scolaire une réalité.

Le politique haïtien se veut toujours le messie et non l’agneau immolé, dont Jerry Tardieu

La diaspora haïtienne est, suivant un papier de la banque centrale, Banque de la République d’Haïti (BRH), un pilier économique clé, car sans les transactions de cette dernière sa réserve serait à zéro. Sa contribution ne s’arrête pas là, elle alimente les familles haïtiennes. Les haïtiens d’ailleurs sont tout pour ceux d’ici : l’école, le manger et le boire, la maison à travers le bail ou la construction, le déplacement en privé ou en public, l’université, l’hôpital... Par sa profonde implication dans la survie et la vie haïtiennes, la diaspora ne serait-elle pas un secteur à impliquer formellement dans la politique ?

C’est même prendre ces gens là, ces personnes de bon et de grand cœur, magnanimes, bienfaitrices, patriotes dans le sang et l’âme, dans l’esprit et le corps, ces enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages en voulant les intégrer avec le simple droit de vote. Ne sont-ils pas des hommes ? Ne devraient-ils pas jouir de leurs droits civils et politiques ?

Yon konba ret yon konba! Et ce combat ne doit, ni ne peut se livrer ainsi.

Lors de son meeting à Gotham, le leader politique en a profité pour courtiser de la diaspora le $ 1.50 avec un plan détaillé sur un éventuel investissement dans le secteur éducatif ou dans un projet wall street (industrie financière regroupant banques d’investissement et maisons de courtage) à travers des bons financiers garantis par la BRH toute bancale par la subvention des importations des produits de première nécessité. Il a avancé des chiffres assez intéressants soit 28 000 000 ou $ 30 000 000 par année collectés par la taxe imposée au transfert vers Haïti. Un objectif sans nul doute partisan et clanique qui vise à faire de nouveaux riches et richissimes.

L’auteur du livre « Investir et s’Investir en Haïti est un Acte de Foi » s’arme d’un discours philippique pour de nouvelles conquêtes. Avec une attitude rocambolesque, l’homme à peau claire se présente partisan de la transparence.

Tout le monde voulant aider le pays n’a jamais commencé par le commencement, il ne se fait ni victime ni désintéressé, il ne se montre non plus consenti. Si l’ex mandataire de Pétion-Ville au Parlement voulait réellement parler de transparence, ne donnerait-il pas un rapport sur les fonds alloués à la commission spéciale sur les amendements de la constitution dont il a eu la présidence ? Pour cuire un tel événement à l’amphithéâtre « The Space At Westburry » à Big Apple, il lui faudrait une somme faramineuse selon les dires de quelques haïtiens contactés depuis cette ville. Si l’éducation l’intéressait tant, ne partagerait-il pas cette somme à travers un projet de financement pour le plus petit pourcentage des 375 000 enfants de 6 à 11 ans non scolarisés ?

L’intégration de la diaspora dans la politique haïtienne est sine qua non.

Reynoldson MOMPOINT[email protected]+50944295797

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